Schott Music

Aller au contenu principal »

08/10/2018

Œuvre de la semaine – Anno Schreier : Atlantis

Dans le cadre de sa saison annuelle d’opéra, l’« Opera Factory » de Fribourg-en-Brisgau présente l’opéra de chambre Der Kaiser von Atlantis (L’empereur d’Atlantis), œuvre d’une soixantaine de minutes composée par Viktor Ullmann, sous la forme d’une production occupant la soirée entière. Le 13 octobre 2018 sont créés, en complément à l’Opéra de Ullmann, le Prologue et l’Épilogue Atlantis composés par Anno Schreier au « E-Werk », Centre socioculturel de Fribourg. La mise en scène est due à Joachim Rathke, tandis que Klaus Simon dirige l’ensemble réuni autour des solistes Ekkehard Abele, Nikolaus Meer, Keith Bernhard Stonum, Lena Kiepenheuer et Sybille Fischer, ainsi que le Holst-Sinfonietta.

Schreier a composé Atlantis en réponse à une commande passée par l’Opera Factory pour ce projet. Afin de conserver l’indépendance de sa composition, Schreier y renonce presque entièrement à toute référence motivique à la musique de Ullmann. C’est ainsi que le prologue peut être exécuté séparément, de manière autonome dans le programme d’un concert, alors que l’épilogue, lui, est indissociable du Kaiser von Atlantis. En tant que directeur artistique de l’Opera Factory, Klaus Simon tire également parti de l’occasion pour faire profiter l’orchestre de la soirée de quatre Lieder de Ullmann dans une nouvelle transcription correspondant exactement à la nomenclature de l’orchestre de cet Opéra de chambre.

Anno Schreier – Atlantis : entre le mystère et la menace

Dans Der Kaiser von Atlantis, l’empereur Overall appelle à la guerre de tous contre tous. La Mort, se sentant dépassée, décide de démissionner de son travail. Les actions guerrières se déroulent pour rien, puisque de toute façon, personne ne meurt. Un soldat et une fille à soldats se rencontrent et tombent amoureux l’un de l’autre. Un arlequin éveille chez l’empereur des souvenirs d’enfance qui le conduisent à la démence. Afin que l’empereur soit délivré, la Mort lui promet de reprendre ses activités. Mais il y a une condition : que la première victime en soit l’empereur lui-même. L’empereur y donne son accord.

Pour donner un aperçu d’ « Atlantis », je me suis représenté des sonorités montant lentement des abîmes, et créant ainsi une atmosphère mystérieuse, mais également menaçante. À deux endroits seulement émerge un motif de fanfare tiré de l’opéra, comme un souvenir soudain… ou comme une prémonition.– Anno Schreier

Quatre autres dates permettront, d’ici le 21 octobre 2018, d’assister aux représentations de cette soirée Ullmann dans ses différentes parties, composées ou arrangées, au « E-Werk » de Fribourg.

 

© Holst-Sinfonietta / Foto: Anke Nevermann