Language
 
Panier (0 article)
Mon panier

Votre panier est vide.

Schott Music

Aller au contenu principal »

10/11/2017

Œuvre de la semaine – Atsuhiko Gondaï : Omnia Tempus Habent.

Le 30 septembre 2017, le compositeur Valentin Silvestrov a fêté son 80e anniversaire : c’est à cette occasion qu’il est de nouveau honoré le 9 novembre 2017, Salle du Musashino Civic Cultural Hall à Tokyo, dans le cadre d’un concert de gala. En guise de cadeau d’anniversaire figure au programme la création mondiale de  Omnia tempus habent (Il y a un temps pour tout) d’Atsuhiko Gondaï. Cette pièce pour piano et orchestre à cordes est dirigée par Yuta Shimizu, le soliste en est Alexeï Lioubimov.

Ce qui caractérise le compositeur Gondaï est sa volonté de créer un dialogue culturel entre l’Europe et l’Asie, ainsi que de relier entre eux les anciens idéaux musicaux avec les nouvelles techniques compositionnelles. Il a étudié pendant de longues années le domaine de la musique liturgique catholique et mené, en collaboration avec des représentants du rituel de chant bouddhiste Shomyo, des recherches sur de nouvelles voies de l’échange musical entre des traditions religieuses différentes.

Atsuhiko Gondai –  Omnia Tempus Habent : la capture de l’instant.

C’est l’éphèmère, le passager, la capture du moment musical, qui sous-tendent l’inspiration de Gondaï dans sa nouvelle œuvre. Avec pour titre Omnia tempus habent (Il y a un temps pour tout), le compositeur renvoie à la parabole du Livre de l’Ecclésiaste (3, 1). D’après ce texte, tout est éphémère, toute activité de la vie, toute occupation, tout sentiment. Gondaï exprime sa conception de la manière suivante :

La musique, c’est le temps. Par essence, elle est pourvue d’un commencement et d’une fin. Composer signifie porte toute son écoute sur un moment afin d’y discerner les progressions sonores. Autrement dit : j’entends le moment de fixation à l’intérieur d’un fragment irréversible et limité, à l’aide de l’oreille du dedans, l’oreille du cœur. – Atsuko Gondaï.

Outre la création de la pièce, le programme comporte également des pièces pour piano et des œuvres de musique de chambre de Silvestrov, dans le cadre de son jubilé. De même que Silvestrov, Gondaï se consacre régulièrement, dans ses œuvres, à des thèmes fondamentaux, comme ce fut par exemple le cas en 2015 avec sa pièce Vice-Versa, dans laquelle il explorait les aspects contradictoires des phénomènes musicaux. Cette œuvre a fait en 2015 l’objet d’un article dans la présente rubrique de « L’œuvre de la semaine », à laquelle vous pouvez accéder par le lien ci-dessous.