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Schott Music

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12/03/2018

Œuvre de la semaine : Thomas Larcher – Chiasma

C’est dans le cadre de la semaine de festivités consacrée à l’entrée en fonction d’Andris Nelsons en tant que nouveau chef permanent de l’orchestre du Gewandhaus, et du 275e anniversaire de l’orchestre, que nous attend, le 15 mars à Leipzig, un concert très particulier : sous la direction de son nouveau chef, l’orchestre du Gewandhaus interprète, en création mondiale, Chiasma de Thomas Larcher.

L’œuvre a été commandée pour cette occasion par l’orchestre du Gewandhaus. Larcher avait pour cahier des charges la composition d’une pièce d’environ 10 minutes mais contenant le développement d’un monde entier. C’est ainsi que vint au jour cette courte œuvre orchestrale, dépeinte pas le compositeur lui-même par l’appellation de « micro-symphonie comprimée ». Larcher expose ici le monde dans ses amplitudes meurtrières, mais aussi avec sa tendresse, sa beauté, sa cruauté et sa folie.

Thomas Larcher : Chiasma – La biologie en tant que méthode de composition.

Le titre donné à l’œuvre par Larcher au signe correspondant, dans l’alphabet grec, à la lettre « X » (« khi« ). Ce signe désigne, d’une part, la disposition en croisement de certaines structures anatomiques, comme par exemple le croisement du nerf optique. Mais d’autre part, le concept de croisement est également utilisé en génétique pour désigner le croisement de deux chromatides-sœurs au moment de leur séparation au sein d’un même chromosome. Larcher trouvait dans cette signification un rapport aux fondements mêmes de la composition musicale, et surtout de la composition symphonique : confrontation, développement et synthèse. C’est dans la construction même de Chiasma que le compositeur se fonde sur ce principe biologique originel :

« La pièce est constituée de quelques motifs très simples, elle se développe dans la mise en œuvre de leur juxtaposition et de leur confrontation en prenant très vite des directions divergentes, pour atteindre enfin, dans la dramaturgie, un indéniable « point culminant à double sommet », après lequel tout ne peut que s’effondrer sur soi-même. » – Thomas Larcher.

Après les deux représentations données à Leipzig, Nelsons et l’orchestre du Gewandhaus présenteront l’œuvre au cours de leur tournée européenne : sept exécutions en sont prévues à partir du 15 mars et jusqu’au 7 mai, en Allemagne à la Philharmonie de l’Elbe de Hambourg, à Baden-Baden et à Cologne, ainsi, ensuite, qu’à Amsterdam, Bruxelles, Paris et Madrid.